Endurance équestre des Bréviaires 2010 : FAUT-IL COURIR A COTE DE SON CHEVAL ?

Docteur Stéphane CASCUA

En pratique, un cheval entraîné trotte spontanément aux alentours de 15 à 16 km/h&nbsp,!

OsteopatheCourir à cette vitesse sur des chemins herbeux, des cailloux ou du sable profond n’est pas à la portée de tous les sportifs ? En tout cas je ne fais pas parti de ceux-là&nbsp,! Certains de ces animaux sont un peu agités et gesticulent en tous sens quand vous souhaitez leur remonter dessus&nbsp,! C’est le cas de Farouk que je monte aux «&nbsp,90 kilomètres des Bréviaires&nbsp,». Les gesticulations de votre monture finissent de brûler les réserves d’énergies déjà bien entamées par vos foulées dans la boue&nbsp,! En vous remettant en selle, vous risquez fort de vous effondrer sur son dos et de perdre souplesse et fixité sur le reste du parcours&nbsp,! Personne ne sera gagnant&nbsp,!

Un cheval de bon niveau possède une V02max de 160 à 200 ml/kg/mn, c’est deux fois plus qu’un marathonien international et 3 fois plus qu’un sportif assidu&nbsp,! Lorsqu’il atteint sa fréquence cardiaque maximum, il galope à 45 km/h&nbsp,! A 12 km/h, à la vitesse d’un coureur, trotter reste un effort modéré ? avec ou sans cavalier.

Cependant, il semble qu’il puisse être opportun de descendre&nbsp,dans certaines circonstances&nbsp,:

Sur macadam, si le cheval est habitué à trotter lentement à côté du coureur et reste calme au montoir, descendre réduit les contraintes sur les membres de l’animal. Le cavalier courant avec plus d’aisance, la perte de temps est limité malgré la vitesse inférieure à la moyenne et le cheval récupère.

Lorsque le cavalier ressent de nombreuses contractures musculaires dans le dos ou dans les jambes et que les fourmis envahissent ses pieds, courir lui fait du bien. Les muscles en mouvements alternent contractions et décontractions, ils reçoivent plus de sang et se relâchent. Les voûtes plantaires massées par le déroulé des foulées se drainent et sont soulagées.

Mettre pied à terre et courir en descente permet de réduire la charge sur les jambes antérieures du cheval. Trottiner en côte limite ? un peu ? la sollicitation cardiaque du cheval que provoquerait l’élévation du cavalier. Mais attention à l’asphyxie&nbsp,! De retour en selle, un cavalier épuisé gênerait son cheval&nbsp,!