ENDURANCE EQUESTRE : UN SPORT ULTRA-PHYSIQUE

Docteur Stéphane CASCUA

Ce Week-end, Farouk m’emmène sur mon premier 60 kilomètres. Il connait son boulot et il a la pêche.

OsteopatheMalgré ma monte sereine, dès la ligne de départ, il trépigne d’impatience. Pour ne pas me battre avec lui, je le laisse galoper tranquillement à 15 km/h. Il préfère cette allure à celle du trot. Me voilà condamné à rester debout sur les étriers, en suspension, pendant 4 heures. L’ensemble du corps doit amortir le mouvement du cheval. Il faut rester fixe pour ne pas le perturber son geste. Et quand ça bouge en dessous, ne pas bouger ? impose d’être toujours en mouvement&nbsp,! Mes mollets soutiennent mes talons maintenus dans le vide. Mes cuisses freinent en permanence la flexion de mes genoux. Tous les muscles de mon dos et mes fessiers me maintiennent redressé malgré la bascule perpétuelle du galop. Mes épaules restent toniques pour, sans tirer, pianoter sur les reines afin de réguler l’allure. Après un départ matinal frisquet, unsuperbe soleil gravit les clochers de la vallée du petit Morin et finit par surplomber les longs chemins herbeux de Seine et Marne. Coupe-vent et polaire devenus superflues me déshydratent et me déminéralisent&nbsp,! Si la soirée se passe bien, la nuit m’enraidit. Le surlendemain, les courbatures m’envahissent le corps&nbsp,: les chaînes musculaires antérieures ? comme en course de fond ? mais aussi les chaînes postérieures. Si à l’issue d’un marathon, j’ai tendance à descendre les escaliers en marche arrière pour ménager mes quadriceps ? après une telle «&nbsp,endurance équestre&nbsp,», je suis contraint à prendre l’ascenseur&nbsp,!